Art et culture à la Guadeloupe

Guadeloupe

La Guadeloupe a donné naissance à plusieurs poètes blancs : Germain Léonard et son neveu l'académicien Vincent Campenon, qui furent des poètes préromantiques à la fin du XVIIeme eainsi que Saint-John Perse qui reçut le prix nobel de littérature en 1960. Ce dernier, né à Pointe-à-Pitre et descendant d'une famille de colons, quitta la Guadeloupe à 12 ans pour ne plus jamais y retourner.

Avec le poète Guy Tirolien et Ernest Pépin, la plus grande représentante de la littérature guadeloupéenne reste Maryse Condé, également née à Pointe-à-Pitre et qui obtint le prix de l'Académie française en 1988.

L'artisanat d'art à sa propre place sur l'île et se fait à partir de matières végétales comme le bois, la noix de coco, la feuille et la fibre du cocotier et du bananier. Citons également les artisans spécialisés dans le linge de maison, les parures de table, et les fameuses robes en madras, un tissu qui trouve ses origines dans le sari indien et qui font une part de l'élégance des guadeloupéennes.

Il existe en Guadeloupe, ce que les linguistes appellent, une situation de di-
glossie, c’est à dire la coexistence de deux langues au statut social inégal : le français, qui est la langue officielle et le créole qui est la langue maternelle de la grande majorité des guadeloupéens. Langue au multiples origines mais basée sur le Français et des dialectes africains, le créole était la langue parlée entre maîtres et esclaves pour communiquer. Il est à noter que dans le passé le créole était interdit à l'école mais des professeurs, comme Gérard Lauriette, passionnés par cette langue se sont battus pour que l'on puisse l'enseigner.

Le carnaval est certainement la fête annuelle la plus animée et qui connaît un grand succès à la Guadeloupe. Elle commence le dernier dimanche de l'Epiphanie par une véritable explosion de musique, et se termine quatre jours plus tard par l’enterrement de Vaval, symbole du carnaval, le jour du mercredi des Cendres. Chaque jour est représenté par une couleur dominante comme le blanc et l'or pour le dimanche, le rouge pour le mardi gras avec diables et diablesses et enfin le noir et blanc pour le mercredi des cendres.
Des groupes costumés se forment selon des thèmes précis. Des hommes déguisés en « Makoumè », c'est à dire en travestis efféminés, s’amusent à taquiner la foule, de magnifiques danseuses sur des chars font monter l'ambiance, et enfin n'oublions pas les « nèg gwo siro » enduits de mélasse noircie, qui effraient la foule et dégagent le passage, pour laisser la place aux vidés, une sorte de course dansante très rapide pour les plus jeunes. Finalement, le mercredi des cendres, en fin de la journée, l'effigie de Vaval appelée "Bois Bois", est brûlée puis jetée à la mer.