La musique chinoise

Chine


Autrefois, le poète était beaucoup plus estimé que le musicien dans la société, car la Chine ancienne cultivait le culte de l’écriture, qui la caractérise. La théorie musicale n’était donc pas très développée, mais elle avait tout de même son importance.

On considère qu'elle était déjà présente 1000 av. JC au sein de la dynastie Zhou. D'ailleurs, les mélodies perçues en Occident comme typiquement chinoises sont celles qui prirent l'habitude d'être déclinées sur le mode pentatonique, soit avec 5 notes de base.

Un bureau de la musique impériale fut même établi aux environs de l'an -221, sous la dynastie Qin. Son rôle était de superviser la musique de cour, la musique militaire, et de décider des musiques populaires qui pouvaient être officiellement reconnues. Dans les dynasties suivantes, le développement musical subit fortement les influences étrangères, notamment celles d'Asie centrale.

La musique chinoise se compose de 2 catégories: la musique folklorique, écoutée par le peuple, et qui accompagne notamment les célèbres danses du lion et du dragon, et la musique classique, réservée aux lettrés. Tandis que les orchestres de musique folklorique jouent debout un air gai et rythmé, ceux de musique classique jouent toujours assis un air raffiné.

Les instruments de musique traditionnelle chinoise sont assez simples. On trouve des flûtes, des cymbales en tout genre, des percussions, des qins, des cloches, des cordes frottées et pincées, ainsi que des instruments à vent en bois. Parmi ces derniers, on peut citer le sheng, qui est une sorte de mini orgue à bouche, ou encore le dizi, qui est une flûte traversière en bambou. La catégorie des instruments à cordes frottées compte le ehru, qui est composé d’une caisse de résonance faîte en bois et en peau de serpent, de deux cordes et d’un manche en bois. Enfin, pour ce qui est des instruments à cordes pincées, on peut citer le guzheng, qui appartient à la famille des cithares sur table.

La musique chinoise moderne nait dans les années 30 avec l’émergence du jazz, à Shanghai. Quinze ans plus tard, la République populaire de Chine fait elle naître un courant musical révolutionnaire avec, entre autres, des opéras emprunts à la fois de traditions et de messages politiques. La mort de Mao Zedong, en 1976, ouvre la Chine aux influences occidentales, et permet ainsi la naissance de chanteurs punk ou de rock.

Quant à la pop, la techno et la dub, elles font leur entrée plus tardivement, mais connaissent un succès aussi vif qu’à l'ouest. Dans le même temps et de nos jours, la musique classique chinoise commence également à se faire reconnaître dans le monde entier.